Le studio français derrière Life is Strange et Vampyr a connu une période difficile Dans un communiqué, Don’t Nod reconnaît que la poursuite de ses activités au-delà du 31 janvier 2027 dépend en partie de l’obtention de nouveaux financements. Ses derniers jeux ne se sont pas aussi bien vendu que prévu.
À retenir
- Don’t Nod fait état d’une incertitude sur sa capacité à poursuivre ses activités après le 31 janvier 2027.
- Le studio envisage une réorganisation susceptible de conduire à la suppression de 90 postes.
- Malgré les difficultés, Don’t Nod poursuit plusieurs projets.
S’il n’y a pas encore de fermeture effective du studio, le communiqué partagé par l’entreprise française ne laisse pas vraiment planer de doute sur son avenir. Le 31 janvier 2027 n’est pas une date de cessation d’activité programmée, mais un horizon au-delà duquel ses prévisions deviennent incertaires. Le studio cherche de nouvelles ressources – comprenez par là, financements – tout en réduisant ses dépenses. Car il faut le dire, ses dernières productions n’ont ni été des succès critiques ni commerciaux.
Des finances qui se dégradent
Les chiffres publiés par Don’t Nod permettent de comprendre la situation économique du studio français. Au premier semestre 2026, son chiffre d’affaires atteint 6,1 millions d’euros, en baisse de 14% sur un an. Des chiffres très négatifs pour le studio, qui enchaine deux années difficiles.
Plus inquiétant, sa liquidité est pratiquement réduite de moitié. Les caisses du studio seraient passées de 15,4 millions d’euros fin 2025 à 8 millions d’euros seulement en juillet 2026. D’où l’alerte lancée cette semaine. Car à partir de janvier, Don’t Nod sera à court de ressources.
Jusqu’à 90 postes menacés en France
Pour tenter de retrouver un équilibre, Don’t Nod souhaite recentrer ses activités autour d’une seule ligne de production.
Cette transformation pourrait entraîner la suppression de 90 jobs. Une procédure d’information-consultation a été engagée avec les représentants du personnel.
D’Aphelion à Lost Records, le studio enchaine les fiascos
Fondé à Paris en 2008, Don’t Nod s’est imposé comme LE studio qui maîtrisait parfaitement les jeux narratifs. En 2013, Remember Me est un premier succès commercial, suivi en 2015 par Life is Strange.
L’aventure de Max et Chloe, construite autour des choix du joueur et de thèmes comme l’amitié, l’adolescence ou le deuil, devient rapidement une part de l’ADN du studio. Le premier opus se vend à plus d’un million d’exemplaires la première année.
Mais Don’t Nod choisit pourtant de multiplier les projets et d’oser des approches différentes. Il nous livrera ainsi un jeu d’aventure nommé Vampyr, Life is Strange 2, un autre jeu narratif baptisé Tell Me Why, le jeu d’escalade Jusant ou encore le jeu d’action Banishers: Ghosts of New Eden. Si certains se vendront correctement, ses dernières créations (Aphelion, Lost Records et Banishers) sont plus critiquées et surtout se vendent nettement moins bien que prévu.
Aphelion, son dernier jeu, se serait vendu à moins de 7.000 unités sur PC, Lost Recods: Bloom & Rage à moins de 110.000 et Banishers à moins de 250.000 unités, selon des chiffres statistiques. Très loin des scores des précédentes productions du studio. Don’t Nod n’a de son côté pas communiqué de chiffres officiels en dehors du budget d’Aphelion, qui aurait coûté plus de 10 millions d’euros à produire.
Quel avenir pour Don’t Nod ?
Plusieurs projets sont actuellement en développement chez le studio, officiellement, Don’t Nod est néanmoins à la recherche de fonds. On le sait, les cycles de développement sont également plus longs aujourd’hui qu’autrefois. Avec aucune sortie programmée au cours des prochains mois, le studio pourrait bien vite se retrouver en difficulté s’il ne trouve pas un partenaire pour l’épauler.







