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Test – Halloween : une adaptation en jeu vidéo très décevante

par Etienne Froment, publié le 04.09.2026 à 21h29

50 ans après ses débuts sur grand écran aux Etats-Unis, Halloween est pour la toute première fois adapté en jeu vidéo. Et cette fois, les joueurs n’auront pas droit à un simple jeu multijoueur puisqu’IllFonic a cette fois intégré un mode solo en complément.

À retenir

  • C’est la première adaptation d’Halloween en jeu vidéo
  • En plus d’un mode multijoueur asymétrique, le jeu intègre un mode solo
  • En multijoueur, 4 joueurs affrontent le tueur Michael Myers

Après Predator, Vendredi 13, Ghostbusters et Killer Clowns from Outer Space, le studio américain Illfonic nous livre une nouvelle adaptation d’un classique du cinéma en jeu vidéo. Mais à la différence des précédents projets du studio, ce nouveau Halloween n’est pas juste un jeu multijoueur reproduisant la formule asymétrique des autres jeux du studio. Pour la première fois, Illfonic a intégré un mode solo, dans lequel le joueur incarne le tueur en série Michael Myers.

Sur le papier, tout cela aurait dû être très excitant. Mais. Car il y a un mais. Malgré les promesses, cette adaptation d’Halloween n’est ni plus ni moins qu’un reskin de Vendredi 13. Tout le concept du jeu repose à nouveau sur les combats asymétriques : 4 survivants contre le tueur fou. Une formule visitée plus d’une quinzaine de fois sur les 5 dernières années, qui commence tout de même sérieusement à tourner en rond. Pire, le mode solo proposé n’offre guère plus qu’un gros tutoriel, maladroitement scénarisé.

C’est un fait, la formule des jeux asymétriques commence à s’essouffler. Depuis Dead by Daylight, elle aurait même tendance à furieusement tourner en rond, serions-nous presque tentés de dire… Et c’est là le principal reproche que l’on ferait au jeu d’IllFonic, qui n’est en définitive guère très différents des autres productions de studio. C’est un copié / collé paresseux du modèle, sans pratiquement aucune originalité.

Commençons donc pas ce qui intéressait sans doute le plus les nouveaux venus : le mode solo. Si le studio a fait des efforts dans la présentation, avec une mise en scène soignée et de jolies cinématiques, il ne faut pas s’attendre à de grosses surprises au niveau du scénario, qui suit scrupuleusement le script. Comme on pouvait s’en douter, le jeu exploite ce tutoriel comme un simple tutoriel. Il ne faudra rien en attendre au niveau du gameplay puisque tout le concept du jeu est copié collé du multijoueur et complètement cassé par l’IA des PNJ, d’une stupidité affolante.

L’originalité du mode, c’est que vous y incarnez le tueur, Michael Myers. Votre objectif : éliminer vos cibles à travers chacun des chapitres. Une tâche qui n’a rien de très compliqué au vu de l’intelligence des PNJ, qui tournent en rond, restent bloqués derrière une porte et ne font finalement office que de vulgaire chaire à canon.

Ca, c’est dit. Place donc au multijoueur, qui reste le seul point d’intérêt du jeu. Pour ceux qui auraient déjà joué aux précédents titres du studio, ça reste très proche des précédentes tentatives de percer dans le genre. Le jeu introduit toutefois une nouveauté majeure : le tueur est désormais capable de traverser les portes (sic) lorsqu’il est dans l’ombre. Ca ajoute un élément de surprise, mais niveau réalisme, on repassera. Pour le reste, on est face à un jeu du chat et de la souris, opposant un tueur et quatre survivants sur une carte de taille moyenne qui regorge de micro objectifs à accomplir pour les survivants, qui devront tenter de s’enfuir avant que Myers ne les massacre tous.

IllFonic a bien tenté d’amener un peu de fraicheur avec un système de stalking. Concrètement, le joueur qui incarne le tueur devra « stalker » ses ennemis pour instaurer de la peur et débloquer des mises à mort plus brutales encore. L’idée est sympathique, mais dans la pratique ça n’apporte pas grand chose à la formule. Le tueur reste surpuissant et un joueur confirmé aux commandes n’aura aucun mal à remporter la partie.

Plus décevant encore, Halloween déçoit dans son endgame, avec peu d’éléments à débloquer, peu d’évolution du gameplay et un contenu qui reste assez léger. Comme les autres jeux du studio, ses serveurs risquent d’être relativement vite désertés. Alors oui, si vous aimiez les 5 précédents titres d’IllFonic, vous passerez sans doute un bon moment sur ce Halloween, mais on ne va pas se mentir, cela reste tout de même une grosse déception et surtout, malgré son âge, Dead by Daylight lui reste en tout point supérieur.

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Halloween
Halloween
Notre note
4,1 /10
Mauvais

À qui s’adresse le jeu ?

  • Aux fans purs et durs des jeux asymétriques

+ Les +

  • Une bande son pas trop mal
  • Des mises à mort sanglantes
  • Plutôt fidèle à l'univers

− Les −

  • Le solo, qui n'est rien d'autre qu'un gros tutoriel
  • Un simple copié-collé des précédents jeux
  • Zéro originalité
  • L'IA, risible
  • Un contenu trop léger
  • Un endgame pauvre

Notre conclusion

On ne s'attendait certes pas au jeu de l'année mais il faut l'avouer, cette adaptation d'Halloween en jeu vidéo n'en reste pas moins une très grosse déception. Certes, on savait qu'IllFonic allait recycler sa formule de combats asymétriques à 4 survivants contre 1 tueur sur une carte ouverte. Ce qu'on ignorait, c'est qu'ils seraient si paresseux dans la besogne. Ce nouveau Halloween n'est qu'un piètre copié collé de plus, qui n'apporte strictement rien de neuf au genre et semble même moins maitrisé que les précédentes tentatives du studio de percer face à Dead by Daylight. A moins d'être fan incontesté de la franchise, c'est un "hard pass" pour nous.

A propos de l'auteur

Etienne Froment

Fondateur et rédacteur en chef de Pixel Replay, Etienne Froment est professeur de journalisme en haute école et spécialiste de l’IA, du Web, des jeux vidéo et des télécoms.
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