Après un premier essai très convaincant, Marsupilami revient en jeu vidéo avec Salsa Palombia. Tout en reprenant les bases du premier opus, ce second épisode introduit quelques petites nouveautés bien senties. Assez pour nous redonner l’envie de nous replonger dans la jungle palombienne…
À retenir
- Marsupilami 2 Salsa Palombia s’inscrit dans la continuité du premier opus
- Le gameplay évolue timidement avec quelques petites nouveautés dans les mouvements, de nouveaux ennemis et de nouveaux décors
- La force du jeu reste son gameplay calqué sur celui des premiers Sonic et son mode coopératif
L’éditeur français Microids est parvenu à brillamment porter quelques séries de bandes dessinées en jeux vidéo ces dernières années. S’il n’a pas été un énorme succès commercial, Marsupilami: Hoobadventure était pourtant une vraie bonne surprise. Le petit studio français Ocellus nous avait livré un très bon jeu de plates-formes à l’ancienne. Certes, le titre n’était pas forcément très original, mais il recyclait brillamment les mécanismes d’un Sonic le Hérisson. Pour sa suite, Ocellus n’a pas pris de gros risques, se contentant finalement de recycler le concept. C’est sans doute le plus gros reproche que l’on adressera à ce titre, qui ne fait guère beaucoup évoluer la formule.
Salsa Palombia est, à l’image de son prédécesseur, un jeu pas très ambitieux. Il propose une structure extrêmement scolaire avec quatre mondes divisés en différents niveaux. Le joueur sait exactement à quoi s’attendre dès le début de l’aventure. Mais il n’en reste pas moins un platformer terriblement efficace. Son plus gros atout ? Son gameplay assez varié qui mélange combats, exploration, plates-formes et réflexion. Le titre ne se contente d’aligner des obstacles sur votre chemin, il renouvelle continuellement l’expérience. Le joueur en aura un très bel aperçu dès les deux premiers niveaux en incarnant les trois marsupilamis du jeu, qui disposent tous de leurs propres compétences. Les bases sont identiques, mais chaque créature à son « mouvement signature », comprenez par là une capacité unique qui fait qu’il faudra continuellement passer de l’un à l’autre.
Pad en main, les sensations sont proches d’un Sonic le Hérisson à l’ancienne avec des déplacements acrobatiques rapides, des cascades de haut vol et des décors traitres. La force du titre, c’est d’ailleurs d’oser se distinguer de son modèle avec des tas de passages secrets et des enchainements plus complexes avec l’usage répété de plusieurs compétences des marsupilamis.
Seconde force du jeu, Salsa Palombia n’est pas uniquement jouable en solitaire. Il propose également un mode coopératif à deux joueurs, qui en fait un excellent candidat pour les soirées en tête à tête. Le titre est assez simple d’accès pour que les plus petits tentent l’aventure et suffisamment intéressant pour que les parents et jeunes adultes passent un bon moment dessus. Autrement dit, il parvient à réunir plusieurs générations de joueurs.
Salsa Palombia brille également par sa réalisation solide, avec ses décors extrêmement colorés, ses animations fluides et ses environnements détaillés. Certes, l’oeuf n’est pas tombé très loin du nid… mais il n’en reste pas moins un jeu solide techniquement.
Là où le bas blesse en revanche, c’est au niveau de l’aura. La licence Marsupilami a son fan-club. Mais les fans de la bande-dessinée risquent d’être déçus en découvrant le titre, avec son casting très jeune, son scénario prétexte et son univers très enfantin. Ce n’est pas le Marsupilami de votre enfance mais une refonte grand public qui a perdu toute forme de personnalité. Ne cherchez d’ailleurs aucun lien avec la bande dessinée originelle puisqu’on incarne ici la progéniture du bon vieux Marsupilami et non pas la star du show…
Les développeurs semblent bien conscients de tout cela puisqu’ils ne se sont pas vraiment foulés au niveau de la mise en scène. On retrouve quelques rares cinématiques pour narrer les moments forts d’une histoire qu’on ne suivra que du coin du regard. On le sent, le coeur n’y était pas vraiment. Ceci étant dit, il faut également replacer l’église au milieu du village : Marspulami 2 reste une petite production, et pas un jeu triple-A. Cela se ressent jusque dans le prix de vente du titre, facturé 30€.
Non, Marsupilami 2: Salsa Palombia n’est pas un titre qui vous marquera pendant des mois. Ce n’est ni le jeu de l’année ni une claque monumentale. Il s’agit en revanche d’un platformer à l’ancienne très efficace qui parvient à joliment améliorer la formule du premier opus sans transcender l’expérience. Un petit jeu bien sympathique qui se destine avant tout aux plus petits, aux familles et aux amateurs de platformers à l’ancienne, et qui parvient – brillement – à fédérer ces différentes communautés, ce qui est déjà un petit exploit en soi.







