Succès inattendu sur PC pour le petit éditeur PQube, Panzer Knights se présente comme un jeu de combat de chars arcade à l’ancienne. Là où il divise, c’est dans son concept puisqu’on y incarne une escouade aux commandes d’un Panzer allemand en pleine Seconde Guerre mondiale.
À retenir
- Panzer Knights est un jeu de combat de chars arcade à l’ancienne.
- Le jeu fait débat de par son concept : il vous propose d’incarner une escouade aux commandes d’un Panzer allemand.
- Pad en main, Panzer Knights peine à convaincre avec un gameplay mou, de nombreux bugs et une réalisation médiocre.
C’est le genre de petit jeu qui aurait très bien pu passer inaperçu. Panzer Knights, du petit studio Joy Brick, est un jeu de combat de chars arcade tout ce qu’il y a de plus banal. Pas de mode multi à l’horizon, il s’agit d’un titre solo. Et pour être franc avec vous, Panzer Knights aurait sans doute connu un petit fiasco s’il n’avait pas délibérément tenté de faire parler de lui… Car l’originalité du jeu, c’est de vous placer aux commandes d’un Panzer allemand en pleine Seconde Guerre mondiale. Alors bien sûr, le réalisme est laissé de côté, pour un monde fantaisiste, coloré et sans les abominations perpétrées par l’armée du Reich. Car après tout, pourquoi vouloir coller à tout prix au réalisme historique, n’est-il pas ? Et tant qu’à faire, le studio s’est dit qu’il serait intelligent de composer avec un casting uniquement féminin, tellement « kawai ». Vous l’aurez compris, les red flags sont nombreux. D’autant plus que si le jeu prétend ne pas dépeindre la Seconde Guerre mondiale de façon réaliste, il ose tout de même nous faire enchainer les grandes batailles, de l’invasion de la Pologne à la bataille des Ardennes. Les croix et emblèmes du Reich sont également au programme. Une dédiabolisation à peine déguisée qui soulève tout de même pas mal de questions…
Car pad en main, Panzer Knights est un jeu médiocre. Visuellement, ce n’est déjà pas fameux, avec des textures au sol d’un autre temps, des modélisations basiques et des environnements jeux terriblement vides. Mais aux commandes du char, le constat se ternit davantage encore, avec des déplacements extrêmement rigides, une IA adverse aux abonnés absents – qui se laissera souvent tirer dessus sans réagir ou foncera bêtement en ligne droite vers sa cible, vous -, des hitboxs qui manquent de précision – résistez à tout prix à l’envie de tirer à côté d’un rocher ou au-dessus d’un arbre, ça ne passera pas ! -, des scripts qui ne se déclenchent pas, une difficulté très mal dosée et globalement un jeu qui manque cruellement de punch.
Panzer Knights a tout de l’archétype de la petite production amateur sans ambition ni profondeur. Les différents types de munition employées n’ont par exemple pratiquement aucun impact sur les parties. On se cantonnera la plupart du temps à utiliser la capacité de tir de base et quelques fonctions secondaires comme l’écran de fumée, pour prendre la tangente.
Entre deux missions, il vous faudra recruter de nouveaux éléments pour votre squad. Chaque membre apportera des compétences spéciales. Mais leur impact reste très limité, le staff étant exclusivement féminin, vous vous doutez que tout cela n’est qu’une façon pour le studio de capitaliser sur son côté kawai auprès des fans.
Autre point d’attention : le jeu est vendu de base 24,99€, ce qui est déjà assez cher pour un petit jeu indépendant, mais complété de surcroit par de nombreux DLC payants. Envie de tester le char Sherman de l’armée américaine ? Il faudra débourser 4,15€ de plus. Les Churchill et Valentine, deux modèles emblématiques de l’armée britannique, sont facturés 4,15€ en bundle, les Elefant et Maus, deux autres modèles allemands cette fois, également 4,15€. Un mode parkour est également vendu au tarif de 2,99€.
Vous l’aurez compris, cela sent tout de même très fort le jeu pensé pour vous soutirer un maximum d’argent et jouer sur le bad buzz suscité par son univers. Même en rangeant de côté la polémique et le modèle économique, Panzer Knights est un mauvais jeu de combat de chars, qui n’offre pratiquement aucune sensation et manque cruellement de profondeur.







