Gérer une salle d’arcade, nettoyer les bornes, recruter du personnel : Retro Arcade Shop Simulator surprend en bien. Il mériterait toutefois quelques ajustements lors de la phase d’accès anticipé pour rentabiliser l’achat du joueur sur le long terme, et pas uniquement sur les cinq heures actuelles.
À retenir
- Retro Arcade Shop Simulator est un jeu atypique qui propose de gérer sa propre salle d’arcade
- Le jeu est actuellement en accès anticipé
- L’IA est fortement impliquée dans le développement du jeu
Dans la catégorie des jeux estampillés Simulator, je demande la gestion d’une salle d’arcade. Peu de gens en rêvaient, et pourtant Alt Tab Game, appuyé par Ultimate Publishing, l’a fait. Avec ce type de jeux, c’est quitte ou double. Certains sont de véritables plaies, d’autres de petites pépites que l’on découvre avec plaisir. Retro Arcade Shop Simulator (RASS) fait partie de cette deuxième catégorie.
Pourtant, les débuts n’auguraient rien de bon, surtout lorsque la page Steam indique que de l’IA a été utilisée dans le développement, « comme outil d’aide à la création de motifs de texture spécifiques, au développement du code et à la production de vidéos pour le jeu. L’ensemble du contenu généré a été vérifié, modifié et peaufiné manuellement par notre équipe ».
S’il y a de quoi avoir peur quand l’on lit que l’intelligence artificielle est fortement impliquée dans le processus de création d’un jeu vidéo, on se rend compte en parcourant RASS que ce n’est pas aussi catastrophique qu’on l’imaginait, d’autant que l’IA a ici servi à produire des visuels assez sympathiques pour les différentes bornes, ou encore les produits vendus en boutique.
Dans RASS, vous voilà en quête de créer la salle d’arcade parfaite. Vous débutez avec un certain budget défini par la banque, et devez petit à petit gravir les échelons avec deux simples bornes et un air hockey. Vous êtes seul, votre boutique est sale et la peinture défraîchie depuis bien des années. Sans le sou, vous allez devoir attirer le chaland et établir une fortune qui permettra de monter en puissance.
Rassurez-vous, le titre ne vous laissera que trop rarement frôler la banqueroute. En effet, le capital richesse de départ permet de bien commencer la partie, et les clients s’enchaînent à un rythme effréné permettant à l’argent de rapidement s’accumuler. Et qui dit plus d’argent dit une salle d’arcade qui progresse vite.
Au départ, vous devrez apprendre à tout gérer tout seul. Il faudra alors repasser derrière les clients pour nettoyer leurs déchets et gérer la caisse pour vendre les jetons aux clients, mais également assurer le service du bar et réparer les machines lorsqu’elles tombent en panne. Vous l’aurez compris, RASS vous demande beaucoup dès le début de la partie, ce qui vous permet de vous familiariser rapidement avec tous aspects du jeu. Par après, vous pourrez recruter du personnel pour vous faciliter la tâche. Et c’est là que l’intérêt du jeu s’estompe.
L’argent appelle l’argent, mais aussi les employés. Plus vous réaliserez de bénéfices, plus vous pourrez vous permettre d’engager des salariés qui pourront alors nettoyer les salles ou ramasser les jetons dans les machines. Mais à force de vouloir recruter et de voir de plus en plus grand pour votre salle, vous finirez par rapidement vous ennuyer et d’en avoir marre de ne gérer que les stocks du bar et des différents kiosques et autres distributeurs automatiques. Il est alors important de gérer habilement le personnel et de s’assurer qu’un poste que vous appréciez reste libre pour pouvoir continuer de vous en occuper.
Pour achever le jeu, comptez près de 5 heures. C’est (très) peu, et vous aurez alors débloqué toutes les bornes possibles du titre, le contenu étant pour l’instant fort limité. Les développeurs promettent des nouveautés au fur et à mesure qu’ils progressent dans le développement lors de l’early access, mais on reste malgré tout sur notre faim. Surtout qu’une fois la boutique complète et rentable, on n’a plus véritablement envie d’y remettre les pieds.
Visuellement, Retro Arcade Shop Simulator ne va très clairement pas se distinguer, loin de là. On est à des années-lumière des capacités actuelles des moteurs de jeu, et on sent que les développeurs ont fait avec les moyens du bord. Le résultat sonore n’est pas folichon non plus, mais là n’est vraiment pas le plus important dans ce type de jeu, qui fait malgré tout la part belle à la nostalgie.







