A partir de la mi-novembre, l’IBPT impose de nouvelles règles aux opérateurs pour rendre plus visible le plan tarifaire le plus intéressant correspondant à la consommation réelle de leurs abonnés. Une évolution qui vise à simplifier la vie des consommateurs en Belgique.
À retenir
- Les opérateurs devront indiquer plus clairement le plan tarifaire le plus intéressant en tenant compte de leurs différentes marques.
- La Belgique a fortement convergé vers ses voisins sur le mobile, mais demeure nettement plus coûteuse pour l’Internet fixe et surtout certains packs.
- Pour un pack complet, l’écart avec la France peut excéder 60 euros par mois à caractéristiques équivalentes.
La législation belge imposait déjà aux opérateurs d’avertir leurs abonnés du plan tarifaire le plus intéressant selon leur consommation. Mais l’IBPT considère que la façon dont cette information est transmise doit être mieux encadrée. Sa décision rendue publique en février accorde neuf mois aux opérateurs pour mettre leurs pratiques en conformité.
Concrètement, cela signifie une information transparente et l’intégration de toutes les alternatives de l’opérateur, en ce compris leurs marques low-cost. Un détail qui change pas mal de choses puisque les opérateurs ont déjà fait appel pour repousser cette décision.
Proximus devra preésenter ses offres Scarlet et Mobile Vikings
Les trois grands opérateurs belges ont bâti des marques secondaires généralement positionnées sur des tarifs plus agressifs. Proximus détient ainsi Scarlet et Mobile Vikings, Telenet commercialise BASE et TADAAM, tandis qu’Orange s’appuie notamment sur hey! et VOO.
L’ennui, pour eux, c’est que si ces offres existent, ils ne souhaitent pas forcément les mettre en valeur face à leurs clients qui payent plus.
Et c’est pourtant exactement l’objectif du dispositif de l’IBPT. L’organisme souhaite inciter les consommateurs à se montrer plus actifs sur un marché où la fidélité à son abonnement n’est pas forcément payante. Les trois acteurs majeurs Proximus, Orange et Telenet ont d’ailleurs contesté la décision devant la Cour des marchés, selon RTL Info.
Les forfaits mobiles belges ne sont plus systématiquement hors de prix
D’après les tarifs constatés en octobre 2025, l’offre mobile la moins onéreuse pour un profil consommant 10 Go s’élevait à environ 7 euros en Belgique contre 6 euros en France. Pour 30 Go, l’écart montait à environ 14 euros contre 8 euros. À 100 Go, il atteignait 25 euros en Belgique contre 8 euros en France.
C’est un constat, les télécoms sont beaucoup plus abordables en France qu’en Belgique. Mais la Belgique n’est plus automatiquement l’exception européenne qu’elle constituait sur le mobile. Selon l’IBPT la concurrence a permis au marché de devenir plus compétitif.
Jusqu’à 61 euros d’écart mensuel avec la France
Pour l’Internet fixe et les offres couplant plusieurs services, la comparaison devient nettement moins flatteuse. L’IBPT classe toujours la Belgique parmi les plus mauvais élèves de la classe. Pour une offre combinant TV, internet à la maison, Mobile et téléphone fixe, l’offre belge la moins chère coûtait 61 euros de plus par mois que son équivalent français, soit quasiment le triple. Mais, remarque importante : la France est le marché le moins cher de l’étude.
Des écarts existent également au sein même du marché belge. Dans une étude rendue publique cet été, l’IBPT évaluait qu’un utilisateur d’Internet fixe pouvait épargner plus de 600 euros par an en comparant les offres existantes.
La mise en place de la nouvelle obligation devrait permettre aux clients mal informés de faire baisser leur facture, sans accentuer la concurrence avec des acteurs externes.










