La GSMA, qui représente l’industrie mobile mondiale, appelle les gouvernements à réserver davantage de fréquences aux futurs réseaux. Dans une annonce publiée le 7 septembre 2026, l’organisation insiste sur la partie haute de la bande 6 GHz, considérée comme essentielle pour augmenter les capacités de la 5G et préparer la 6G. En Belgique, les fréquences actuellement utilisées sont déjà bien identifiées, mais aucune bande n’a encore été attribuée spécifiquement à la 6G.
À retenir
- La GSMA demande aux régulateurs de rendre disponible la bande 6 425–7 125 MHz pour les réseaux mobiles, afin d’accompagner la croissance du trafic et la future 6G.
- En Belgique, les principales bandes attribuées à la 5G sont les 700 MHz, 1 400 MHz et 3 600 MHz, tandis que d’anciennes fréquences 2G, 3G et 4G peuvent également être réutilisées.
- L’IBPT gère l’attribution des fréquences belges. Aucune licence dédiée à la 6G n’a encore été octroyée, mais le haut du 6 GHz est envisagé comme une bande majeure pour son arrivée en Europe vers 2030.
Les réseaux mobiles doivent transporter toujours plus de données, alors que le spectre radio est limité. Les opérateurs cherchent donc des bandes capables d’offrir davantage de capacité, sans devoir multiplier excessivement les antennes. Le haut de la fréquence 6 GHz apparaît comme l’une des principales solutions pour les prochaines années.
Le 6 GHz, une bande stratégique pour la 5G-Advanced et la 6G
La GSMA cible précisément les fréquences comprises entre 6 425 et 7 125 MHz, soit 700 MHz de spectre. Plus de 60 acteurs de l’écosystème mobile, parmi lesquels des opérateurs, fabricants d’équipements et producteurs de puces, soutiennent son appel. L’organisation estime que cette bande pourrait permettre des canaux de 200 à 400 MHz, adaptés aux besoins des futurs réseaux.
Il ne s’agit toutefois pas d’une fréquence exclusivement réservée à la 6G. Elle pourrait aussi servir à la 5G-Advanced, évolution de la 5G actuelle. L’intérêt est de proposer davantage de débit et de capacité dans les zones denses, tout en réutilisant une partie des infrastructures existantes.
Seulement voilà, le spectre est déjà utilisé par d’autres services, et les autorités doivent organiser leur coexistence.
En Belgique, quelles fréquences sont déjà attribuées ?
En Belgique, c’est l’IBPT, l’Institut belge des services postaux et des télécommunications, qui gère le spectre radio et attribue les droits d’utilisation aux opérateurs.
Les principales bandes 5G ont été attribuées lors de la vente aux enchères de 2022. Le 700 MHz permet de couvrir de grandes distances et de mieux pénétrer dans les bâtiments. Le 3 600 MHz, correspondant à la bande 3,4–3,8 GHz, offre davantage de capacité et constitue le cœur du déploiement 5G. Le 1 400 MHz apporte, quant à lui, de la capacité supplémentaire en téléchargement. Les opérateurs peuvent également réutiliser les bandes 900, 1 800 et 2 100 MHz, historiquement employées pour les générations précédentes.
La bande 26 GHz fait aussi partie des fréquences pionnières identifiées au niveau européen pour la 5G, mais elle n’a pas encore fait l’objet d’une attribution.
Pour la 6G, aucune bande belge n’est donc encore attribuée. Les réseaux futurs pourront réutiliser certaines fréquences existantes. En Belgique, le 6 Ghz est actuellement utilisée notamment pour des liaisons fixes point à point. Son éventuelle ouverture aux réseaux mobiles nécessitera donc des décisions réglementaires et des conditions de coexistence.







