Apple vient de dévoiler ses nouveaux iPhone 18 Pro et iPhone 18 Pro Max. Pas de révolution cette année, mais plusieurs évolutions importantes sous le capot : nouvelle puce A20 Pro gravée en 2 nm, appareil photo principal de 48 Mpx à ouverture variable, Dynamic Island plus compacte, autonomie en hausse et recharge plus rapide. Le problème se trouve du côté du tarif. En Belgique, l’iPhone 18 Pro démarre désormais à 1 479 euros et le Pro Max à 1 629 euros, avec des configurations qui dépassent pour la première fois les 3 000 euros.
À retenir
- Les iPhone 18 Pro introduisent un appareil photo principal de 48 Mpx à ouverture variable de ƒ/1,48 à ƒ/4, une puce A20 Pro et un nouveau système de refroidissement.
- En Belgique, les prix augmentent fortement : comptez au minimum 1 479 euros pour le Pro et 1 629 euros pour le Pro Max, jusqu’à 3 129 euros en 2 To.
- Les écrans et le design évoluent peu par rapport aux iPhone 17 Pro, tandis que plusieurs nouveautés Siri AI et Apple Reference Image seront limitées ou indisponibles dans l’Union européenne au lancement.
Avec l’arrivée parallèle de l’iPhone Duo pliable, Apple aurait facilement pu reléguer ses modèles Pro classiques au second plan. Pourtant, les iPhone 18 Pro et 18 Pro Max restent les appareils les plus conventionnels de cette nouvelle gamme. Apple concentre cette année ses efforts sur trois domaines : la photographie, les performances et l’autonomie. Mais se pose aussi une question simple : jusqu’où peut monter le prix d’un smartphone « classique » ?
Un design presque identique à celui de l’iPhone 17 Pro
Pas de retour du titane ni de transformation spectaculaire. Apple conserve le châssis unibody en aluminium apparu avec les iPhone 17 Pro, avec du Ceramic Shield 2 à l’avant et du Ceramic Shield au dos.
Les dimensions ne changent pratiquement pas. L’iPhone 18 Pro mesure 150 mm de haut, 71,9 mm de large et 8,75 mm d’épaisseur. Le Pro Max atteint 163,4 x 78 mm, pour la même épaisseur de 8,75 mm. Ce sont exactement les dimensions de la génération précédente.
En revanche, les nouveaux modèles prennent du poids. L’iPhone 18 Pro belge affiche 211 grammes contre 204 grammes pour l’iPhone 17 Pro, tandis que le Pro Max passe de 231 à 249 grammes. Un gain de 18 grammes sur le grand modèle n’est pas négligeable, surtout pour un smartphone qui était déjà imposant.
Cette prise de poids est probablement le prix à payer pour les évolutions de batterie, du système photographique et du refroidissement. Elle constitue néanmoins un recul dans une industrie où plusieurs concurrents cherchent précisément à rendre leurs flagships plus fins et plus légers.
Les coloris changent également. Apple abandonne l’orange cosmique et le bleu intense de la génération précédente au profit de quatre finitions : noir, argent, glacier et un nouveau bordeaux.
Toujours 6,3 et 6,9 pouces, avec une Dynamic Island plus petite
L’iPhone 18 Pro conserve un écran Super Retina XDR OLED de 6,3 pouces affichant 2 622 x 1 206 pixels. Le Pro Max reste à 6,9 pouces pour 2 868 x 1 320 pixels.
Dans les deux cas, la densité atteint 460 pixels par pouce et ProMotion adapte le rafraîchissement jusqu’à 120 Hz. L’écran toujours activé, True Tone, le HDR et la gamme de couleurs P3 restent présents.
Même constat du côté de la luminosité : 1 000 nits en utilisation standard, 1 600 nits en HDR et jusqu’à 3 000 nits en extérieur. Sur ce point, Apple reprend pratiquement à l’identique les caractéristiques des iPhone 17 Pro.
La principale nouveauté visuelle est une Dynamic Island plus compacte. Apple explique avoir utilisé une nouvelle technologie d’affichage pour réduire son encombrement sans supprimer Face ID. L’espace peut désormais afficher jusqu’à trois Live Activities simultanément.
C’est appréciable, mais il serait exagéré de parler d’une révolution de l’écran. Résolution, taille, fréquence de rafraîchissement et luminosité restent essentiellement identiques à la génération précédente.
L’A20 Pro passe au 2 nm
Les iPhone 18 Pro utilisent la nouvelle puce A20 Pro, fabriquée selon un procédé de gravure en 2 nm. Elle intègre un CPU à six cœurs, constitué de deux supercœurs et quatre cœurs économes en énergie, ainsi qu’un GPU à sept cœurs avec Neural Accelerators.
L’A19 Pro disposait d’un GPU à six cœurs et d’un Neural Engine à 16 cœurs. L’A20 Pro passe à deux Neural Engine de 16 cœurs, soit 32 cœurs au total.
Apple annonce jusqu’à 50% de bande passante mémoire supplémentaire et des performances graphiques jusqu’à 40% supérieures à l’A19 Pro. La puissance consacrée au traitement des modèles d’IA serait quant à elle doublée.
Comme toujours avec les chiffres de performances annoncés par Apple, il faudra attendre des benchmarks indépendants pour connaître les gains selon les applications. Mais le passage au 2 nm et la nouvelle architecture sont plus significatifs qu’une simple hausse de fréquence.
Apple revoit encore le refroidissement
L’iPhone 17 Pro avait déjà marqué une rupture avec l’arrivée d’une chambre à vapeur. Apple pousse cette idée plus loin cette année.
La nouvelle chambre à vapeur disposerait d’une surface environ trois fois supérieure. Apple modifie également le packaging de l’A20 Pro en plaçant la mémoire à côté de la puce plutôt qu’au-dessus de son chemin thermique, une architecture inspirée des processeurs de la famille M.
Selon Apple, l’ensemble permet jusqu’à 40% de performances soutenues supplémentaires par rapport à l’iPhone 17 Pro.
Cette distinction entre performances maximales et performances soutenues est importante. Un smartphone peut atteindre un score élevé pendant quelques secondes puis réduire ses fréquences à cause de la chaleur. Une chambre à vapeur plus efficace est donc particulièrement pertinente pour le jeu, la vidéo, le rendu et les modèles d’IA exécutés localement.
L’ouverture variable est la vraie nouveauté photo
C’est probablement le changement le plus intéressant de cette génération.
Les trois appareils photo arrière restent à 48 Mpx, mais l’appareil principal reçoit un nouveau capteur et surtout un véritable système mécanique d’ouverture variable.
Six lamelles découpées au laser permettent de choisir entre quatre ouvertures : ƒ/1,48, ƒ/1,8, ƒ/2,8 et ƒ/4.
L’intérêt est double.
À ƒ/1,48, davantage de lumière atteint le capteur, ce qui doit améliorer les photos de nuit et permettre des temps d’exposition plus courts. Apple parle d’environ 50 % de meilleures performances par faible luminosité dans certaines conditions.
À ƒ/4, l’ouverture plus petite augmente au contraire la profondeur de champ. Lors d’une photo de groupe, davantage de personnes situées à différentes distances peuvent ainsi rester nettes.
C’est un fonctionnement beaucoup plus proche d’un véritable appareil photo que celui des smartphones traditionnels, où l’ouverture de l’objectif reste fixe et où une grande partie de l’effet de profondeur est simulée par logiciel.
Des commandes manuelles enfin plus poussées
Cette ouverture variable s’accompagne d’une nouvelle interface baptisée Pro Controls.
L’utilisateur peut accéder directement à l’ouverture, mais également à la vitesse d’obturation, à la balance des blancs et à un histogramme. Les réglages les plus utilisés peuvent être placés en accès rapide dans l’application Appareil photo.
Apple se rapproche ici de ce que proposent depuis longtemps les modes Pro de certains smartphones Android.
Les Styles photographiques passent également à une troisième génération avec de nouveaux réglages de texture et de grain. Un système de suivi intelligent peut verrouiller automatiquement la mise au point sur un sujet en mouvement et le retrouver lorsqu’il quitte temporairement le cadre.
Le téléobjectif 8x change beaucoup moins
L’ultra grand-angle reste un capteur Fusion de 48 Mpx équivalent 13 mm, ouvrant à ƒ/2,2. Il assure également les photos macro.
Le téléobjectif conserve lui aussi une définition de 48 Mpx, une focale native de 100 mm équivalente à un zoom 4x et une ouverture ƒ/2,8. En exploitant le centre du capteur, Apple propose toujours un cadrage 8x de « qualité optique », correspondant à 200 mm. Le zoom numérique peut monter jusqu’à 40x.
Sur ce point, l’évolution face à l’iPhone 17 Pro est donc limitée puisque celui-ci proposait déjà un système 4x/8x basé sur un téléobjectif de 48 Mpx.
Davantage de fonctions pour la vidéo
Les iPhone 18 Pro filment jusqu’en 4K Dolby Vision à 120 images par seconde, avec ProRes RAW, Apple Log 2, ACES et genlock. L’enregistrement ProRes 4K 120 ips nécessite toujours un stockage externe.
Apple ajoute la possibilité d’appliquer certains effets du mode Cinématique après l’enregistrement sur des vidéos tournées jusqu’à 60 images par seconde.
Le timelapse passe également à la 4K Dolby Vision HDR et Audio Mix bénéficie de nouveaux algorithmes capables notamment de mieux isoler les voix ou la musique.
La caméra avant reste une Center Stage de 18 Mpx ouvrant à ƒ/1,9. Elle conserve notamment le cadrage automatique, la possibilité de réaliser des selfies en portrait ou paysage sans tourner physiquement le téléphone et la Double capture utilisant simultanément les caméras avant et arrière.
Apple Reference Image veut certifier les vraies photos
Apple introduit également une fonction intéressante dans le contexte actuel des images générées par intelligence artificielle.
Lorsqu’une photo est prise dans le mode compatible, le capteur principal peut enregistrer des données signées correspondant à ce qu’il a réellement capturé. Private Cloud Compute peut ensuite produire une image de référence inaltérable, comparable à une sorte de négatif numérique. Une photo modifiée peut alors être comparée à cette référence.
L’idée est particulièrement pertinente pour le photojournalisme et les usages professionnels.
Mais il y a une grosse astérisque pour les acheteurs belges : la capture Apple Reference Image ne sera pas disponible dans l’Union européenne au lancement. Les utilisateurs européens pourront consulter et développer certaines images de référence, mais pas en générer directement avec leur iPhone 18 Pro dans un premier temps.
Une autonomie surtout améliorée sur le Pro Max
Apple annonce également une batterie plus importante et une meilleure efficacité énergétique.
L’iPhone 18 Pro atteint jusqu’à 34 heures de lecture vidéo et 31 heures en streaming. L’iPhone 18 Pro Max monte respectivement à 43 et 38 heures. Apple estime également l’utilisation générale à 23 heures pour le Pro et 29 heures pour le Pro Max.
La comparaison avec les modèles de 2025 est intéressante : l’iPhone 17 Pro était annoncé à 31 heures de lecture vidéo et le Pro Max à 37 heures.
Le gain atteint donc trois heures sur le Pro et six heures sur le Pro Max.
C’est une amélioration significative, particulièrement pour le grand modèle. Elle explique probablement aussi en partie pourquoi le Pro Max atteint désormais 249 grammes.
La recharge progresse enfin
Autre évolution spectaculaire. Avec un adaptateur USB-C de 60 W ou plus compatible AVS, Apple annonce désormais 50% de batterie en environ 15 minutes, contre 20 minutes avec un chargeur de 40 W ou plus sur les iPhone 17 Pro.
La recharge sans fil MagSafe ou Qi2 reste plafonnée à 25 W et demande environ 30 minutes pour atteindre 50% avec un adaptateur suffisamment puissant.
Apple reste donc assez conservateur par rapport à certains constructeurs Android qui proposent des puissances de recharge bien supérieures. Mais gagner cinq minutes sur la recharge rapide constitue tout de même une évolution appréciable.
Nouveau modem C2, Wi-Fi 7 et Bluetooth 6
Apple poursuit aussi son indépendance vis-à-vis de ses fournisseurs de modems.
Les iPhone 18 Pro utilisent le nouveau modem C2 conçu par Apple. La marque annonce des uploads significativement plus rapides que ceux du C1X ainsi qu’une consommation énergétique inférieure de 15%.
La puce réseau N1 gère quant à elle le Wi-Fi 7, le Bluetooth 6 et Thread. L’Ultra Wideband de deuxième génération reste également présent.
En Belgique, les appareils continuent à accepter une nano-SIM physique en plus de l’eSIM, ainsi que deux eSIM. C’est important, car les modèles vendus dans certains autres pays passent intégralement à l’eSIM et utilisent l’espace gagné pour une batterie légèrement plus grande.
L’USB-C reste limité à l’USB 3 à 10 Gbit/s. Pas d’USB4 ou de Thunderbolt malgré le positionnement « Pro ».
Siri AI : attention aux promesses en Belgique
L’A20 Pro est largement présenté comme une puce destinée aux nouveaux usages d’intelligence artificielle. Siri AI doit notamment utiliser le contexte personnel, comprendre ce qui apparaît à l’écran et interagir davantage avec les applications.
Sur le papier, c’est l’une des principales nouveautés logicielles d’iOS 27.
En pratique, il faut être beaucoup plus prudent en Belgique.
Apple précise que Siri AI ne sera pas disponible initialement dans l’Union européenne sur iOS. Le service sera lancé en bêta en anglais dans d’autres régions, puis doit accueillir notamment le français, mais Apple ne donne pas encore de date claire pour son arrivée européenne.
C’est un point important au moment d’évaluer l’iPhone 18 Pro. Apple commercialise en partie l’A20 Pro autour de ses capacités d’IA, mais un acheteur belge ne pourra pas immédiatement utiliser toutes les fonctions qui servent à justifier cette puissance supplémentaire.
Quels sont les prix des iPhone 18 Pro en Belgique ?
Les précommandes débuteront le 12 septembre à 14 heures et les appareils seront disponibles à partir du 18 septembre en Belgique.
Voici la gamme complète :
| Stockage | iPhone 18 Pro | iPhone 18 Pro Max |
|---|---|---|
| 256 Go | 1 479 € | 1 629 € |
| 512 Go | 1 729 € | 1 879 € |
| 1 To | 2 229 € | 2 379 € |
| 2 To | 2 979 € | 3 129 € |
Le stockage 2 To arrive cette année sur l’iPhone 18 Pro classique, alors qu’il était auparavant réservé au Pro Max.
Mais les écarts tarifaires entre capacités deviennent difficiles à ignorer. Passer de 512 Go à 1 To coûte 500 euros supplémentaires. Passer de 1 à 2 To ajoute encore 750 euros.
On arrive ainsi à 2 979 euros pour un iPhone 18 Pro 2 To et 3 129 euros pour le Pro Max.
iPhone 17 Pro vs iPhone 18 Pro : les prix explosent sur les grosses capacités
La comparaison avec les tarifs belges de lancement de la précédente génération est particulièrement révélatrice.
| Modèle / stockage | Génération précédente | Nouvelle génération | Évolution |
|---|---|---|---|
| Pro 256 Go | iPhone 17 Pro : 1 329 € | iPhone 18 Pro : 1 479 € | +150 € |
| Pro 512 Go | 1 579 € | 1 729 € | +150 € |
| Pro 1 To | 1 829 € | 2 229 € | +400 € |
| Pro 2 To | Non proposé | 2 979 € | — |
| Pro Max 256 Go | iPhone 17 Pro Max : 1 479 € | iPhone 18 Pro Max : 1 629 € | +150 € |
| Pro Max 512 Go | 1 729 € | 1 879 € | +150 € |
| Pro Max 1 To | 1 979 € | 2 379 € | +400 € |
| Pro Max 2 To | 2 479 € | 3 129 € | +650 € |
La hausse de 150 euros sur les modèles de base reste déjà importante, mais elle devient particulièrement brutale sur les grandes capacités.
Un iPhone 18 Pro Max 2 To coûte ainsi 650 euros de plus que son prédécesseur à stockage équivalent.
Le contexte de tension sur les composants et notamment la mémoire peut expliquer une partie de cette inflation, et les prix américains augmentent eux aussi de 100 dollars. Cela ne change cependant rien au résultat pour le consommateur belge : les configurations haut de gamme atteignent des niveaux tarifaires autrefois réservés aux MacBook Pro bien équipés.
Faut-il passer d’un iPhone 17 Pro à l’iPhone 18 Pro ?
Pour un propriétaire d’iPhone 16 Pro ou d’un modèle plus ancien, les arguments commencent à s’accumuler : autonomie supérieure, trois appareils photo de 48 Mpx, téléobjectif 8x, A20 Pro, meilleure gestion thermique et ouverture variable.
Depuis un iPhone 17 Pro, la situation est beaucoup plus nuancée. Les écrans sont pratiquement identiques. Le châssis conserve exactement les mêmes dimensions. Le téléobjectif 4x/8x et l’ultra grand-angle changent peu. La caméra avant reste à 18 Mpx et la recharge MagSafe reste limitée à 25 W.
En échange, l’iPhone 18 Pro apporte un appareil photo principal réellement plus sophistiqué, une A20 Pro potentiellement beaucoup plus efficace pour les charges lourdes et l’IA, une autonomie supérieure et une recharge filaire accélérée. Mais il devient également plus lourd et nettement plus cher.+150€ minimum.
L’ouverture variable est probablement la nouveauté la plus convaincante de cette génération, surtout pour ceux qui photographient ou filment sérieusement avec leur smartphone. Pour le grand public, il faudra toutefois voir si la différence obtenue dans les photos réelles est suffisamment importante pour justifier une hausse de plusieurs centaines d’euros.







