Déjà adaptée à plusieurs reprises en jeu vidéo, The Walking Dead revient avec un projet atypique, développé par un petit studio indépendant. Exit le jeu purement narratif ou le jeu de tir à la première personne, place cette fois à un beat them all à l’ancienne. Et à notre grande surprise, Streets of Survival est une véritable petite pépite.
À retenir
- The Walking Dead: Streets of Survival est un beat them all à l’ancienne développé par le studio Odaclick
- Le jeu revisite la guerre contre les Sauveurs des saisons 7 et 8 de la série d’AMC sous la forme d’un beat’em up en 2D
- S’il est globalement une bonne surprise, le jeu a un gros défaut : il ne propose pas de coopération
Entre Fire Emblem: Fortune’s Wease, Marvel’s Wolverine et The Blood of Dawnwalker, les joueurs ne savent plus où donner de la tête en cette période de rentrée scolaire. Difficile de se faire une placé pour les petits jeux indés, d’autant plus que le programme est encore chargé d’ici la fin de l’année ! Parmi eux, un titre sort toutefois du lot : The Walking Dead: Streets of Survival. Développé par Odaclick Game Studio, déjà derrière The Karate Kid: Street Rumble, le jeu revisite la guerre contre les Sauveurs des saisons 7 et 8 de la série d’AMC. Il ne s’agit donc pas d’une aventure intégrale revisitée, mais d’un jeu qui se concentre seulement sur une courte partie du scénario de la série originale. Le studio parle d’une d’ailleurs d’une réinterprétation du conflit, plutôt que d’une adaptation fidèle.
Concrètement, cela donne quoi? Un beat them all à l’ancienne pas si différent d’un Streets of Rage, mais avec une caractéristique unique : ici, on se bat au corps à corps mais également assez fréquemment à l’arme à feu. On retrouve trois personnages principaux dans l’aventure principale : Rick Grimes, Daryl Dixon et Michonne. Chacun dispose d’aptitudes et d’un style de combat différents. Leurs armes les plus célèbres servent naturellement à différencier leur gameplay : Rick utilise notamment son magnum, Michonne son katana et Daryl son arbalète.
Bien sûr, The Walking Dead: Streets of Survival reste avant tout un beat them all en 2D. Le joueur dispose de combos, attaques de mêlée, armes à distance et finishers, et doit gérer simultanément des ennemis humains et des groupes importants de rôdeurs. Et étonnamment, la formule fonctionne admirablement bien. D’autant plus que le concept même du jeu permet diverses approches : on peut choisir de foncer dans le tas avec sa batte de baseball, d’éliminer certains ennemis à distance, ou de libérer des zombies sur des ennemis humains, par exemple. Les personnages peuvent également récupérer des armes au cours des niveaux, tandis que l’environnement contient différents dangers et éléments interactifs.
The Walking Dead: Streets of Survival surprend par la diversité de ses séquences de jeu : on enchaine combats de boss, courses poursuites, fuites et infiltration. Les décors sont variés et surtout, chaque personnage se joue relativement différemment. Le résultat ? Un concept sans cesse renouveler qui parvient à capter notre attention de bout en bout. Vous l’aurez compris, nous avons été plutôt charmés par le jeu. D’autant plus que visuellement, le titre est une franche réussite avec son design en pixel-art. On est face à un jeu extrêmement séduisant, graphiquement, qui a une vraie patte graphique. Les personnages et décors sont d’ailleurs suffisamment détaillés pour être agréables au regard, contrairement à certains jeux qui épousent également le pixel-art, de façon minimaliste…
De notre point de vue, le jeu a toutefois deux défauts majeurs. Le premier est une évidence pour ce type de titre : The Walking Dead: Streets of Survival n’intègre pas de mode de jeu coopératif. Une aberration pour un titre de ce genre. Ce choix est d’autant plus notable que le précédent beat’em up d’Odaclick, The Karate Kid: Street Rumble, proposait de la coop jusqu’à quatre joueurs. Autant dire pratiquement du suicide de la part du studio.
Deuxième défaut : un certain manque de précision dans les commandes pour les armes à feu qui font qu’en général, celles-ci font plus office de power-ups surpuissants que de véritable alternative au combat au corps à corps. Elles ont la fâcheuse tendance à beaucoup trop faciliter la progression et cela se ressent dès le début de l’aventure. Dommage, car bien intégrées, elles auraient été un très gros plus.
Enfin, on évoquera également une bande son pas forcément mauvaise mais loin d’être marquante avec des musiques aussitôt écoutées aussitôt oubliées…







